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L'article du mois : Régime anti-reflux |
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Réveillons-nous !
Nous ne sommes plus en 1954 où du lait était distribué dans les écoles pour palier les carences calciques des enfants.
Aujourd’hui le pourcentage d’enfants qui aurait besoin de palier une carence est très faible.
A ce jour le problème est plus de l’ordre de l’hygiène de vie en général et d’une information nutritionnelle.
Aujourd’hui, 7% des enfants en maternelle ne déjeunent pas, c’est trop, il faut trouver une solution c’est certain, mais la solution n’est pas de donner une collation à 10 heures à 25 enfants qui pour la plupart n’en ont pas besoin.
De plus, elle influe sur le repas suivant qui est le déjeuner, où l’enfant va du coup manger moins, et ensuite beaucoup goûter (le plus souvent viennoiseries ou autres biscuits), ce qui dans la journée lui aura apporté beaucoup trop de sucres et de graisses.
Selon le ministère de l’éducation nationale ces collations ne sont pas censé augmenter les apports caloriques mais palier un apport insuffisant.
L’AFSSA précise qu’aucun argument nutritionnel ne justifie cette collation.
Les produits laitiers n’ont que peu d’intérêt puisque l’apport des enfants de cet âge est même supérieur aux recommandations. Les produits comme les biscuits, les viennoiseries sont trop gras et sucrés… et quant aux fruits, la plupart des enfants les refusent, alors que l’on ne me parle pas de faim !
Entre nous, ces collations sont loin d’être le reflet des recommandations… mais à qui la faute ?
Rare sont les enfants qui disent non merci quand on leur propose un biscuit au chocolat, même sans avoir faim !
Je ne dirai pas que cette collation est la cause principale de l’obésité chez les enfants car les goûters apportés par les mamans à 16 h ne sont pas très équilibrés non plus, mais elle y participe.
Il faudrait une réponse individuelle plutôt qu’une solution de masse qui va à l’encontre des directives de la santé publique (publicités « ne grignote pas en dehors des repas »….) et qui donne de mauvaises habitudes alimentaires à nos enfants.
L’AFSSA rappelle le rôle primordial des familles dans le rythme alimentaire de l’enfant et qu’il convient d’établir un lien étroit entre elles et l’école pour harmoniser les prises alimentaires à l’école.
Honnêtement je me suis toujours sentie la bête noire quand je soumettais l’idée de donner à manger seulement aux enfants qui n’avaient pas déjeuné.
Je crois malheureusement que le personnel n’est pas assez nombreux pour pouvoir aménager ça et que la majorité des parents voient cette collation comme un réconfort moral pour l’enfant, mais aussi pour eux.
Conjointement avec les parents, la maîtresse à un rôle de plus en plus important dans l’éducation nutritionnelle des enfants. En quelques mots, avec le développement de la semaine du goût, la campagne de prévention du ministère de la santé publique, elle doit faire découvrir et donner de bonnes bases à l’enfant.
Elle fait figure d’exemple pour les enfants et que ce soit elle qui autorise cette collation conforte l’enfant qui est persuadé de bien faire.
C’est vrai que beaucoup de parents travaillent tôt et laissent leur enfant à la garderie du matin, je peux comprendre que le parent n’ait pas envie de lever l’enfant à 6h00 à 3 ans dans un soucis d’équilibre alimentaire, dans ce cas je pense que la solution serait de proposer à une heure fixe un vrai petit-déjeuner.
Pour les enfants qui arrivent à 8h30, les parents doivent être avertis que la collation n’est pas systématique et n’est pas là pour leur faire gagner du temps en sautant le petit-déjeuner.
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